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On se tait !!


- Combien on sera à la manif ?
- Cent sûrs ! Peut-être plus...
- ...
- ...
- ...
- Ca va ?... Tu te sens sûr de toi ?
- Pas trop... Mais c'est sans surprise...
- Tu verras, on va s'en surtir !
- Je m'inquiète... Que sont devenues les masses en s'urbanisant !?
- Tu as raison ! C'est, dans tous les sens, urgent de trouver une solution...
- ...
- ...
- ...
- T'as apporté quelquechose pour le pique-nique d'après manif ?
- Du pain et des bouchons de Sançurres...
- On dit pas : bouchons de Sancerres ?
- Déformation professionnelle...


*Photo de Hughes Leglise sous license CC By

Commentaires

Anonyme a dit…
Un texte aussi engagé devrait aussi parler de la censure.

Là, vraiment, je suis déçue.;-)
Blue a dit…
:D

de la censure , où ça de la censure ? nan parce qu'il faut s'méfier, c'te 'tite bête quand ça s'accroche ça vous lâche plus !!

Pi d'abord je peux pas aller trop loin, car comme tu le rappelle ce texte est engagé, et je risque de me le faire enlever si je rembourse pas rapidement... le comble...

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A travers les persiennes

Les persiennes à lame filtrent les lumières de la rue. Un camion passe et zèbre le plafond. Il fait du bruit aussi. Quelques ombres de feuillage dansent, font des chinoiseries, dans une ambiance orangée, plus douce, plus agréable… Je m'emmerde… le sommeil ne vient pas… C'est chaque soir la même rengaine, j'éteins la télévision, la lumière. Le noir envahit la pièce et le silence lourd dure une éternité jusqu'à ce que la rue voisine klaxonne, crie, crisse, chante, vomisse. Puis je me débarbouille, me brosse les dents, un bruit particulièrement désagréable, souvent le pommeau de douche goutte, je déteste ça, mais la robinetterie est dure, alors je m'acharne un peu dessus. Parfois je ne m'en rends pas compte tout de suite, et je l'entends depuis ma chambre, c'est encore pire, j'en fulmine. Bien propre, je me couche… Et là… mes nerfs vibrent, mes yeux s'écarquillent, des spasmes… Je m'emmerde… le sommeil ne vient pas. Alors j'attends, quand c...