Faut-il être au pied du mur pour déposer une plainte ?*
*spécial tribute to Freehug ! (inspiratrice émérite de l'auteur du BlueG)
Le Blueg... c'est un peu comme un blog... Mais en mieux et avec tout plein de points de suspension en prime... En gros... c'est inévitable de chevet...
Expo, nouveau vase !
Etant une feignasse chronique, et n’ayant absolument rien à mettre sur ce joli blog qui est le mien et que vous pouvez soutenir au Festival des Rasants* ! Initiative éclatante et pour de laquelle kikoolol etc. mdr, le BlueG ait teu reuh de konque ou rire (je fais des efforts pour entrer dans toutes les catégories du fameux concours,j’espère que c’est assez discret !)
Donc…
Je disais…
Etant une feignasse chronique, je tiens absolument à vous présenter les expos actuelles (jusqu’au 8 juin) du Musée Européen de la Photographie** (à Paris dans le Marais, j’vous laisse vous débrouiller pour l’adresse précise)
Vous me direz, pourquoi parler de cela à tes deux seules lectrices (car mon lectorat est exclusivement féminin bien que le mot mascaras n’est jamais paru ici-même jusqu’à ce jour !) qui ne se fendront sûrement pas d’un trajet sur Paris pour une expo !?
Mais parce que c’est intéressant tout court !
J’ai l’impression de digresser sans cesse…
Donc…
Je disais…
L’expo actuelle propose une retrospective consacrée à Valérie Belin, ainsi qu’à Georges Rousse… Et franchement, ça kikoolol déchire vegra !
L’heure des dépêches AFP (en fait, littéralement pompées sur le site du musée qui en parle bien mieux que moi :
Valérie Belin :
Georges Rousse :
A noter que les deux expos sont particulièrement bien combinée, deux manières de transcender le concret, de jouer avec les apparences (une sorte de réalisme surréaliste si j’puis m’permettre… et si ça veut dire quelque chose, ce qui n’est pas gagné !) Bref… sans vouloir me répéter, ça déchire vegra !
Et je tiens enfin à rappeler à ma large audience que Lafailli expose à Nantes jusqu’à la fin du mois ! Et j’vous assure que ça mérite aussi le détour ! (bien qu’en mal organisé que je suis, je n’ai pas réussi à m’y rendre, à mon grand désespoir, que je noierai dans l’alcool dès le soir venu)
Je vous griffouille amicalement.***
*Notez que si vous êtes blogueur vous pouvez également vous y inscrire ! Vous pouvez aussi, et ça ça fonctionne même si vous n'êtes pas blogueurs, dénoncer les p'tits copains !
**D'ailleurs, c'est toujours très intéressant ce qui se passe là-bas ! Et je remercie encore Laurence pour la fameuse expo d'Edouard Boubat
***Et espère que les nombreuses fautes d'orthographes qui auront jalonné ce billet vous auront ravies !
Donc…
Je disais…
Etant une feignasse chronique, je tiens absolument à vous présenter les expos actuelles (jusqu’au 8 juin) du Musée Européen de la Photographie** (à Paris dans le Marais, j’vous laisse vous débrouiller pour l’adresse précise)
Vous me direz, pourquoi parler de cela à tes deux seules lectrices (car mon lectorat est exclusivement féminin bien que le mot mascaras n’est jamais paru ici-même jusqu’à ce jour !) qui ne se fendront sûrement pas d’un trajet sur Paris pour une expo !?
Mais parce que c’est intéressant tout court !
J’ai l’impression de digresser sans cesse…
Donc…
Je disais…
L’expo actuelle propose une retrospective consacrée à Valérie Belin, ainsi qu’à Georges Rousse… Et franchement, ça kikoolol déchire vegra !
L’heure des dépêches AFP (en fait, littéralement pompées sur le site du musée qui en parle bien mieux que moi :
Valérie Belin :
S'appuyant sur un protocole précis, la photographie de Valérie Belin frappe par son caractère à la fois spectaculaire et dépouillé, ainsi que par une rigueur qui n'autorise aucune projection ou dérive narrative.
Son travail peut être considéré comme une tentative obsessionnelle d'appropriation du réel où le corps, au sens large du terme, joue un rôle déterminant. Ce traitement particulier des êtres et des choses dans son travail participe d'un intérêt pour une forme d'abstraction dans la photographie.
Georges Rousse :
Architecte d'un espace intérieur, Georges Rousse est un archéologue de l'invisible, à la recherche, non pas de la lumière, mais de l'idée même qu'il s'en fait, non pas de la couleur, mais de son concept. La photographie devient une plaque, non plus seulement sensible, mais transparente, en connexion avec le sens caché des choses.
L'exposition rassemble les œuvres récentes les plus marquantes d'un artiste qui, depuis plus de trente ans, en transit dans les villes du monde entier investit des lieux en voie de disparition, à la fois insolites et inattendus. Une salle transformée en project-room retrace également l'ensemble de son parcours depuis 1981.
A noter que les deux expos sont particulièrement bien combinée, deux manières de transcender le concret, de jouer avec les apparences (une sorte de réalisme surréaliste si j’puis m’permettre… et si ça veut dire quelque chose, ce qui n’est pas gagné !) Bref… sans vouloir me répéter, ça déchire vegra !
Et je tiens enfin à rappeler à ma large audience que Lafailli expose à Nantes jusqu’à la fin du mois ! Et j’vous assure que ça mérite aussi le détour ! (bien qu’en mal organisé que je suis, je n’ai pas réussi à m’y rendre, à mon grand désespoir, que je noierai dans l’alcool dès le soir venu)
Je vous griffouille amicalement.***
*Notez que si vous êtes blogueur vous pouvez également vous y inscrire ! Vous pouvez aussi, et ça ça fonctionne même si vous n'êtes pas blogueurs, dénoncer les p'tits copains !
**D'ailleurs, c'est toujours très intéressant ce qui se passe là-bas ! Et je remercie encore Laurence pour la fameuse expo d'Edouard Boubat
***Et espère que les nombreuses fautes d'orthographes qui auront jalonné ce billet vous auront ravies !
Quand le mousse tique !
Le palu fait plus de victimes dans les régions où l'analphabétisme et l'illettrisme sont le plus répandu...
étonnant non ?
étonnant non ?
Another day in the life
05h30 : Un grand hangar dont le sol est jonché de papiers, mégots, flaques séchées d’alcools mélangés, des traces encore fraîches de pas, un ou deux acides égarés ci et là. Une scène vide et des spotlights éteints, encore fumants. Nous ne sommes plus que deux, elle et moi, nous discutons. Vous dire de quoi ? J’ai du mal à m’en souvenir. Est-ce vraiment ce qui compte ? Elle a les yeux verts, le teint halé, malgré l’heure tardive. En fait, elle paraît comme sortie de la rosée matinale. Elle en a le parfum également. C’est étrange. Moi ? Je ne sais pas. J’imagine que mes yeux sont soulignés de cernes mauves, qu’ils sont injectés de sang, qu’ils brillent. Le teint blafard à n’en point douter, il est cinq heure trente, pardonnez-moi du peu ! Je ne fume pas en l’instant, mais j’ai la gorge sèche. J’ai du fumer beaucoup. Je ne m’en souviens pas. Pas plus que du reste d’ailleurs. Vous ai-je dis que je ne la connais pas ? Cette brune aux reflets roux… Même pas son prénom… Elle rit un peu, j’ai du dire quelque chose d’amusant, si seulement j’entendais. Mais, dans ce grand vide, je sais juste que je comprends. Dans le mouvement naturel de nos corps debout et las, je crois, je me tiens face à elle. Trente centimètres séparent nos visages tout au plus. Ce sont des chiffres qui comptent. Elle est face à moi et ne se décale pas. Elle s’approche même, imperceptiblement. Non. C’est moi qui le voudrais. Quoi qu’il en soit, j’ai lu dans je-ne-sais-quel magasine hautement philosophique et disponible chez le médecin, que deux personnes résistant au face à face avaient tout pour se plaire. Une gestuelle de séduction ou pas loin.
Faîtes le test chez vous.
Ses lèvres bougent, ses yeux tournent un peu, dans les miens, dans les nuages, dans ma poche. C’est alors que, venue de nulle part, une musique à en percer les tympans se met à résonner dans le hangar. Je l’avais oublié celui-ci. Rien ne semble avoir bougé autour et pourtant… Impossible de se comprendre. Je sens que c’est la fin, le lien s’est brisé. Je crie quelque chose du genre :
« Bon, on remet ça à demain !? »
Elle ne comprend pas.
Je me réveille, putain, 05H40. Faut vraiment que je baisse le volume du réveil…
L’oreiller voisin ressemble fortement à la fille du hangar, c’est elle. Elle me souffle un truc du genre :
« Eteins ton réveil, chéri… »
Je bougonne un « oui, bien sûr, ma puce ! » qui ressemble à s’y méprendre à un « Mmmh… » légèrement agacé… Mais, de circonstance.
Je sens que la journée va être dure.
Faîtes le test chez vous.
Ses lèvres bougent, ses yeux tournent un peu, dans les miens, dans les nuages, dans ma poche. C’est alors que, venue de nulle part, une musique à en percer les tympans se met à résonner dans le hangar. Je l’avais oublié celui-ci. Rien ne semble avoir bougé autour et pourtant… Impossible de se comprendre. Je sens que c’est la fin, le lien s’est brisé. Je crie quelque chose du genre :
« Bon, on remet ça à demain !? »
Elle ne comprend pas.
Je me réveille, putain, 05H40. Faut vraiment que je baisse le volume du réveil…
L’oreiller voisin ressemble fortement à la fille du hangar, c’est elle. Elle me souffle un truc du genre :
« Eteins ton réveil, chéri… »
Je bougonne un « oui, bien sûr, ma puce ! » qui ressemble à s’y méprendre à un « Mmmh… » légèrement agacé… Mais, de circonstance.
Je sens que la journée va être dure.
Rai de lumière
Un peu de poussière virevolte, dans le rai de lumière posé sur mon flanc. Ça frétille au gré de ma respiration souple et lascive. J’aime ça. Le soleil est printanier, il apporte des teintes fruitées et fleuries dans l’air, tout à l’heure, j’irai goûter le mousse fraîche à l’ombre d’un arbre. Ce parfum, cette douceur, j’aime ça aussi. Dommage qu’il ne fasse pas un tout petit peu plus chaud. J’ai vu, hier, le chien voisin claudiquant vers sa gamelle d’eau. Ça ne m’étonne pas, dormir dehors quand c’est aussi humide, c’est la garantie de mourir tôt. Ne croyez pas pour autant que je m’apitoie sur son sort, je ne l’aime pas, et mes étés seront d’autant plus tranquilles si la vie m’en débarrasse.
Le rai de lumière s’est légèrement déplacé. Chose naturelle. De mon ventre qui n’est plus irradié, un léger frisson a couru, un tressaillement. Mes yeux se ferment, mon âme s’enfonce dans quelques limbes inconnus, plutôt doux. Un léger tic tac me berce depuis le salon adjacent où quelqu’un s’affère. Au loin, la voix de Manon qui joue, certainement avec sa poupée. Je dois beaucoup de ma tranquillité à ce curieux objet, et l’en remercie, si l’on peut dire. Je repense à ce chien, le pauvre. Il y en avait un ici. Avant. J’étais jeune, il faisait très attention à moi. C’est, je crois, le seul cabot que je n’ai jamais pu voir ailleurs qu’en peinture. Quoique… Même en peinture.
J’ai raté le coche. Ces quelques digressions m’ont fermé la porte du sommeil, et le rai de lumière s’est déplacé suffisamment pour m’empêcher de faire danser la poussière en suspension.
C’est agaçant.
Je devrais m’étirer et changer de lieu de dilettante. Attendre encore un peu.
La porte de la chambre de Manon s’ouvre et je l’entends claquer. Il ne m’en fallait pas plus. Je m’étire, bâille comme une momie égyptienne, secoue légèrement les moustaches. Ça réveille.
Je me lève, et suis déjà en train de traverser la pièce quand Manon me saute au cou. Je râle.
« Manon ! Arrête d’embêter le chat !
- Mais, Maman, je lui fais juste un câlin ! »
L’intervention de la nourricière me permet de m’esquiver, je file à travers les chaises. Hors de portée de Manon, je me retourne.
Je l’aime.
Le rai de lumière s’est légèrement déplacé. Chose naturelle. De mon ventre qui n’est plus irradié, un léger frisson a couru, un tressaillement. Mes yeux se ferment, mon âme s’enfonce dans quelques limbes inconnus, plutôt doux. Un léger tic tac me berce depuis le salon adjacent où quelqu’un s’affère. Au loin, la voix de Manon qui joue, certainement avec sa poupée. Je dois beaucoup de ma tranquillité à ce curieux objet, et l’en remercie, si l’on peut dire. Je repense à ce chien, le pauvre. Il y en avait un ici. Avant. J’étais jeune, il faisait très attention à moi. C’est, je crois, le seul cabot que je n’ai jamais pu voir ailleurs qu’en peinture. Quoique… Même en peinture.
J’ai raté le coche. Ces quelques digressions m’ont fermé la porte du sommeil, et le rai de lumière s’est déplacé suffisamment pour m’empêcher de faire danser la poussière en suspension.
C’est agaçant.
Je devrais m’étirer et changer de lieu de dilettante. Attendre encore un peu.
La porte de la chambre de Manon s’ouvre et je l’entends claquer. Il ne m’en fallait pas plus. Je m’étire, bâille comme une momie égyptienne, secoue légèrement les moustaches. Ça réveille.
Je me lève, et suis déjà en train de traverser la pièce quand Manon me saute au cou. Je râle.
« Manon ! Arrête d’embêter le chat !
- Mais, Maman, je lui fais juste un câlin ! »
L’intervention de la nourricière me permet de m’esquiver, je file à travers les chaises. Hors de portée de Manon, je me retourne.
Je l’aime.
Les maux de la faim
Etant donné des circonstances que je ne préfère pas évoquer ici.
Je ferme le BlueG.
Griffouilles à tous.
Je ferme le BlueG.
Griffouilles à tous.
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